L’enclave volontaire et ses conséquences juridiques

Quand l’enclave résulte de votre propre fait : L’enclave volontaire

Le droit d’obtenir une servitude de passage sur le terrain d’un voisin n’est pas absolu. L’article 682 du Code civil cesse de s’appliquer si l’état d’enclave résulte du fait de celui qui la requiert. La jurisprudence est constante : un propriétaire ne peut pas exiger de droit de passage chez autrui s’il a lui-même créé sa propre situation d’enclavement.

Les cas fréquents d’enclave volontaire

Ce cas de figure se présente par exemple lorsqu’un propriétaire décide de construire un bâtiment ou un garage à l’endroit même qui menait initialement à la voie publique, bloquant ainsi son propre accès. De même, si des acquéreurs construisent un garage sans s’assurer au préalable de son accessibilité, la Cour de cassation refuse de leur accorder un droit de passage subsidiaire.

L’importance de la convention de servitude

Pour éviter de telles impasses, l’établissement d’une convention de servitude notariée est capital avant tout projet immobilier. Un accord écrit et publié permet de sécuriser les accès de manière conventionnelle, même si la situation d’enclave ne remplit pas les critères légaux stricts du Code civil.

Me Frédéric RENAUDIN
Avocat associé
Docteur en droit public, IDPA
Spécialiste en droit public
Spécialiste en droit de l’immobilier
Mandataire en transactions immobilières


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